BIOGRAPHIE
Enzo Enzo naît à Paris en 1959, dans une famille modeste et aimante, c'est la radio qui fait son éducation musicale. Ce qui lie sa vie à la musique se passe avec les disques, et à travers la rencontre de musiciens. Ses préférences d'adolescente vont à Jimi Hendrix, Neil Young, Cat Stevens et Bob Dylan, puis plus tard à Billie Holliday, Edith Piaf, Joao Gilberto ou à Chet Baker.
Chanter lui plaît plus que suivre les cours. A 14 ans, ses premiers contacts avec un public ont eu lieu dans les couloirs du métro parisien où elle chante en s'accompagnant à la guitare des chansons apprises par cœur.
Roadie et bassiste à la fin des années 70, Enzo s'approche lentement du chant lead au fil des rencontres et des expériences.
Dans la mouvance de la nouvelle génération pop-rock française, elle rencontre Olive compositeur chanteur et guitariste, et Violon, batteuse, apprend la basse en relevant les lignes sur des disques, et intègre le trio pop Lili Drop en tant que bassiste et choriste, dans lequel elle reste 3 ans.
Leur titre "Sur ma mob" est réalisé par Louis Bertignac du groupe Téléphone.
Le groupe suivra en tournée les Talking Heads, et Iggy Pop en première partie. Leur premier album "Monde Animal" s'enregistre en 1980 au Manor studio de Richard Branson, et est réalisé par Franck Gallagher, ingénieur du son des Talking Heads.
Un soir de dispute avec le leader du groupe, elle quitte l'aventure, la veille de partir enregistrer leur second album.
Leur éditeur, Philippe Constantin, lui garde sa confiance.
Son premier enregistrement, sous le nom de Korin Noviz, chez Virgin, est réalisé en 1982 par Laurent Sinclair du groupe Taxi Girl. A partir du second, "Blanche Neige" enregistré à Bath en Angleterre en 1984, elle prend le nom de Enzo Enzo.
Si à ses débuts elle compose et écrit, ses collaborations artistiques avec des musiciens et des auteurs qu'elle trouve brillants, lui font préférer la seule interprétation. Son timbre de voix caractérise son répertoire, intimiste.
Elle chante, en balades acoustiques, les auteurs dont la "patte" traduit l'époque et les états d'âmes.
Après une aventure en tant que choriste et bassiste dans le groupe aux influences rock et flamenco de Roé, son premier album éponyme sort en 1990, arrangé par François Bréant et co-réalisé avec Hervé Marignac. Elle signe six textes, et commence à travailler avec Kent. Le titre "Les yeux ouverts", adaptation en français du standard "Dream a little dream of me", qu'elle co-signe avec Brice Homs, récolte un succès populaire, ainsi qu'une nomination dans la catégorie "Espoir Féminin" aux Victoires de la Musique.
Trois ans plus tard, l'album "Deux", pour lesquels François Bréant et Hervé Marignac sont co-réalisateurs, confirme la lancée de sa carrière et occasionne de nombreuses tournées dans le monde, notamment au Japon. Dans cet opus, figure la chanson "Juste quelqu'un de bien" signée par Kent. Ce titre reçoit aux Victoires de la Musique le prix de la meilleure chanson, et Enzo celui de la meilleure interprète.
Y figurent aussi les titres "La même lune que moi", signée Peter Lorne, et "Houhou", signée Jean-Claude Vannier. Entre autres musiciens, sur cet album, jouent André Ceccarelli, André Gimenes, Bernard Arcadio, Michel Benita, Franck Tortiller, et Richard Galliano.
Dans la même période Enzo est sollicitée par Élie Chouraqui pour chanter le générique du film "Les Marmottes" dont elle signe les paroles, sur la musique de Gabriel Yared.
En avril 1995, elle paraît dans son rôle de chanteuse dans le film "Haut bas fragile", réalisé par Jacques Rivette.
1995 puis 1999 voient la création, avec ses amis François Bréant et Kent, de deux spectacles qui réunissent leurs répertoires. Le quintette à vents "Le concert Impromptu" les rejoint. Ce deuxième volet donnera naissance à l'album live "Enfin seuls".
L'album "Oui" paraît en 1997, réalisé par le duo François Bréant – Hervé Marignac.
Puis "Le jour d'à côté", en 2001, album co-réalisé par Jacques Bastello et Lionel Dussauchoy, lui donne l'occasion de pencher vers un univers guitaristique. On note la participation du musicien Steve Donnely, ainsi que Rolando Faria dont Enzo adore le timbre de voix. C'est aussi la première collaboration avec Bertrand Pierre (Pow woW), ainsi qu'avec Romain Didier et Allain Leprest.
Elle est promue en 2001 officier des Arts et des Lettres.
En 2004, au moment de la création de l'album "Paroli", réalisé par François Bréant, dans lequel, aux côtés des signatures amies, entrent les auteures Juliette Andrea Thierrée et Marie Nimier, et Serge Lama, et les compositeurs Alvaro Bello, Daniel Lavoie et Daniel Mille.
A cette époque, Enzo, est marquée par la disparition de sa soeur, Marielle.
Décidée à se libérer d'une mélancolie qu'elle porte depuis l'enfance, mais également d'un complexe d'illégitimité, elle qui est encore intimidée par l'exercice de la scène, choisit de présenter son répertoire en piano voix, avec le pianiste Angelo Zurzolo. Néry assurera la mise en scène, et révélera l'humour et la fantaisie méconnues du public de cette artiste à l'image douce.
Romain Didier et Allain Leprest lui font fréquenter le monde passionné d'une chanson exigeante, moins populaire mais proche de son attachement aux textes. Aux mélodies qui tiennent. Elle rencontre Pascal Matthieu.
Avec eux, elle embarque dans des projets parallèles dont l'opéra pour enfants "Pinocchio court toujours" dans lequel elle incarne la Fée bleue, ou encore la "Cantate pour un choeur bleu" créée en 2006 au sein du Festival des Musiques Sacrées à Fez, sur le thème de la Méditerranée.
Concert réunissant 50 choristes collégiens de Savoie et de Fès, ainsi que 25 musiciens marocains et français. L’enregistrement de la Cantate aboutit trois ans plus tard avec le concours de l’acteur Jean-Louis Trintignant en tant que narrateur.
De 2007 à 2009, Enzo se consacre à la création d'albums destinés à l'enfance, sous le signe de la mémoire, à travers la sélection de chansons parues dans la période 1931–1958 qui ont émaillé sa toute jeunesse par la voix de ses parents et grands-parents.
Ainsi paraissent "Chansons d'une maman", "Clap", et "Chanson pour culottes courtes". Le pianiste Angelo Zurzolo arrange et réalise ces enregistrements.
Dans cette période paraît également un album particulier, où Enzo chanteuse et conteuse, auprès de la comédienne Brigitte Lecordier, rassemble trois des "Histoires comme ça" de Rudyard Kipling, re-traduites et adaptées par Yves Lecordier.
C'est aussi la participation aux albums Chez Leprest et Leprest symphonique arrangé par Romain Didier.
Enzo revient à un répertoire chanson en 2010, avec l'album "Têtue", réalisé par Angelo Zurzolo et Mathias Duplessis. Y participent notamment Julien Clerc, Bertrand Pierre, Roé. Matthias Duplessis apporte une dynamique nouvelle, un univers "climatique", une couleur sonore ouverte sur le monde.
Entre 2011 et 2013 elle expérimente le jeu au théâtre pour "Les Monologues du Vagin", puis en tournée dans une pièce de Didier Caron "Un pavé dans la cour".
C'est aussi une invitation sur l'album Leprest symphonique, après la disparition de cet auteur dont l'écriture lui est précieuse.
Elle rejoindra 12 ans plus tard, la distribution en scène d'un répertoire consacré à Leprest, arrangé par Romain Didier qui en sera aussi le pianiste, l’Orchestre national des Pays de la Loire dirigé par Dylan Corlay, auprès de Clarika et Cyril Mokaiesh.
Dans cette période, naîtra aussi le "Cabaret littéraire". Enzo y est accompagnée par Hélène Weissenbacher, pianiste, et Delphine Gosseries au violoncelle. Le spectacle est mis en scène par Isabelle de Botton. Les textes et chansons signées par l'écrivain Marie Nimier.
En 2018 et 2019, Enzo joue et co-produit avec Laurent Viel un spectacle pour la scène, sur le thème de la famille, avec Thierry Garcia aux guitares et arrangements. Romain Didier et Pascal Mathieu signent les compositions et livret.
"Chacun sa famille" se donne en tournée et s'installe deux fois au Festival d'Avignon.
En 2021, l'album "eau calme", produit par deux indépendants, est enregistré dans la maison du réalisateur Lucien Zerrad. Lucien et Eliott Weingand, le fils d'Enzo, guitariste, concoctent les arrangements épurés et sensibles de cet album.
La voix et l'interprétation ont gagné en profondeur.
Deux duos, l'un avec Laurent Viel pour une reprise des "Yeux ouverts", l'autre avec Stacey Kent, "La nuit s'éteint", en font partie. Suivront des concerts en trio.
L'idée de créer un répertoire né de la littérature prend forme au fil des ans, depuis la disparition d'Allain Leprest en 2011. Pour mettre en musique ces extraits littéraires et ces poèmes, Enzo se rapproche de ses compositeurs fétiches, Gabriel Yared, Romain Didier et Hélène Weissenbacher. Ce projet, au titre "Pantoum", mûrit plusieurs années avant de trouver sa forme. Initialement prévu pour la scène, le répertoire arrangé et joué par Hélène Weissenbacher au piano, et Delphine Gosseries au violoncelle, mis en scène par Laurent Viel, sera enregistré pour paraître en 2023. Il est porté par la production indépendante CMA.
En 2025, son producteur la pousse à reprendre l'écriture de textes, et lui présente le guitariste compositeur Thomas Kieffer, à l'inspiration résolument rock. Cette rencontre fait l'effet d'un souffle, ramenant Enzo aux influences de ses débuts.
Leur collaboration donne naissance à une série de chansons, parmi lesquelles Serge Lama signe deux textes, et Michel Amsallem deux musiques.
La parution de ce nouveau répertoire est prévue en 2026.
"Quand un beau texte touche mon coeur ou qu'une mélodie me fait fondre, je ne pense plus qu'à les faire partager".















